Bernard
Falaise,

Guitariste

 

 

« Des problèmes de tendinites à répétition (pas l’idéal pour un guitariste…) ainsi que des maux de dos m’ont amené à la technique Alexander. Je tentais ainsi de remédier à la source du mal, plutôt que de réagir en aval à chaque crise. Il me paraît maintenant évident que ma posture et mon état de tension constant et inutile sont responsables de ces problèmes.

Par cet enseignement, j’ai pris conscience d’une infinité de tensions toujours présentes, même en ne se tenant que debout. J’ai aussi développer la capacité de «scanner» mon corps, de l’équilibrer et de lui donner des directions, en effectuant que des micro-changements, ou même seulement qu’avec l’idée d’un changement. Des fausses impressions révélées par un miroir ont aussi été assez instructives pour moi.

Même si c’est encore loin d’être parfait, j’arrive beaucoup mieux à détecter des tensions au niveau du bassin, des cuisses et des épaules (entre autres) et à les relâcher, ce qui améliore grandement la fluidité de mon jeu de guitare, mais aussi ma présence sur scène et dans la vie en général. Quel plaisir étonnant que de sentir ses pieds nous supporter….

Entre la première et la dernière leçon, j’ai grandi et élargi d’un centimètre et mes pieds ont grandi : je chausse un point de plus qu’avant !!! Mon dos, qui a tendance a être voûté, se redresse tranquillement. J’ai aussi et surtout développé une conscience de mon corps beaucoup plus précise et détaillée.

A quelqu’un qui souhaiterait prendre des leçons de Technique Alexander, je dirais : attendez-vous à une révolution et à des découvertes surprenantes.

Quant à mon expérience de la Technique Alexander, j’ajouterais… Merci ! ».

 

Marie-Lise
Hétu,
Comédienne et
enseignante en
voix et diction

 

« Ce qui m’a amenée à la Technique Alexander c’est le besoin d’améliorer mon enseignement comme professeur de voix. Il est impensable de travailler la voix sans l’incarner dans le corps tout entier. La posture et le rapport à la gravité sont essentiels au bon fonctionnement de l’appareil phonateur. J’ai pu constater les bienfaits et les résultats concluants en observant ma collègue Johanne Benoit dans son travail avec les acteurs.

J’ai appris à mieux m’observer et à mieux observer mes étudiants. J’ai surtout une plus grande conscience des mauvaises habitudes de tensions inutiles. Je peux aider mes élèves plus rapidement et plus précisément. Les liens entre posture, respiration et soutien vocal deviennent plus évidents. La technique Alexander m’a permis de trouver des chemins pour permettre à la voix de s’incarner dans tout le corps et d’en améliorer la présence scénique. Ma façon de guider mes élèves s’est vue complètement transformée. Dans la vie de tous les jours je prends beaucoup plus facilement conscience de mes tensions et je peux donc y remédier. Ceci est tout à fait adaptable à la pensée et à tout genre d’activités puisque la technique nous permet d’avoir un meilleur usage de soi. C’est une meilleure qualité de vie et une plus grande liberté.

Je dirais aux nouveaux élèves de la technique Alexander de s’accorder le temps de percevoir les changements en profondeur. Profiter des observations sur les subtiles sensations intérieures, c’est une mine d’or pour tout ce que l’on veut réaliser dans la vie.

Pour un acteur, c’est la voie de la liberté, de la créativité et d’un usage maximal de son instrument ».

 

Lise
Picard,
Chanteuse et
professeure
de chant

 

« Je suis au départ une personne très physique qui mets trop d’efforts dans tout ce que j’exécute; une simple marche, un exercice physique, et même mon métier qui est de chanter et enseigner. Un tantinet excessive ou simplement passionnée, peu importe, après une quarantaine d’années d’abus mon corps à dit stop. S’en est suivie une chaîne de tensions au niveau du dos, cou, bassin qui rendaient mon quotidien de plus en plus difficile.

Bizarrement, c’est la curiosité et surtout la recherche de nouveaux outils pour libérer les tensions que je retrouve chez mes étudiants en chant qui m’ont dirigée vers la Technique Alexander (vous connaissez le déni?). À force de travail ou plutôt dans mon cas de non travail, j’ai appris à laisser aller, à me laisser diriger par Johanne dans une façon de bouger et de sentir mon corps qui est tout à l’opposé de ce que je connaissais. Loin de la performance (pas évident pour une artiste de scène), le travail exécuté au fil des rencontres à changé ma vision intérieure de mon corps.

Bien sûr les tensions reviennent régulièrement mais maintenant j’ai des outils pour les dissiper. Je continue à explorer les avenues qui me sont apparues par le biais de la Technique Alexander.

Je crois, par mon expérience personnelle que la TA est accessible à tous. Il faut cependant une bonne dose d’écoute, de patience et d’abandon. Les résultats sont déjà présents, il faut laisser tomber les barrières physique et psychologique pour enfin voir ».

 

Marc-André
Séguin,
Guitariste

 

« Auparavant, jouer de la guitare, était très demandant physiquement. La Technique Alexander me permet maintenant d’être plus à l’aise. Cette aisance se manifeste également sur scène, pendant les répétitions et dans ma pratique individuelle. Je peux finalement laisser couler le courant créatif!… En fait, j'ai l'impression que les mots ne sont pas assez puissants pour décrire ce qui est vraiment arrivé avec cet enseignement ».

 

Mariève
Bibeau,
Comédienne

 

« J’ai découvert en premier lieu la méthode d’éducation somatique Feldenkrais avec une professeure qui m’enseignait à l’école de théâtre. Apprenant que la méthode Alexander était « cousine » j’ai voulu comparer et je me suis sentie plus interpellée par cette dernière.

Avec cet enseignement, j’ai acquis une conscience plus autonome de moi-même. J’ai des outils qui me permettent de me réajuster à tous moments pour mieux « m’utiliser » dans la vie de tous les jours mais aussi dans mon travail comme comédienne. Physiquement je suis moins tendue, plus alerte et plus disponible. Je travaille à retrouver l’équilibre naturel de mon corps et cela provoque des changements sur mon état d’esprit. Ma pensée est plus claire, moins dispersée et j’ai une écoute de plus grande qualité dans mes relations interpersonnelles.

Entreprendre cette démarche est un cadeau que vous vous faîtes! C’est une rencontre avec vous-même qui grandit jour après jour. Même lorsque l’on croit qu’il n’y pas eu d’effets, il y en a. Il n’y a pas un objectif final à atteindre puisque nous sommes des êtres constamment en mouvement. Mais la méthode Alexander vous offre le choix d’évoluer consciemment dans ce mouvement ».

 

Maryse
Poulin,
Conceptrice
sonore

 

« J’ai expérimenté la technique Alexander pendant une production théâtrale dans laquelle je jouais de l’accordéon. J’éprouvais des douleurs aux épaules et Johanne m’a donnée quelques notions de technique Alexander avant la représentation. J’ai senti immédiatement les bienfaits, assez pour poursuivre une démarche plus soutenue.

Cette technique m’a donné :
- une aisance dans mes gestes quotidiens
- la sensation que mon corps est plus spacieux
- une façon d’aborder la pratique d’instruments lourds comme le saxophone ténor et l’accordéon
- une plus grande profondeur dans le son de ma voix et le son du saxophone
- une présence et une ouverture accrue sur scène
Les gens remarquent souvent ma posture, je leur dis alors que la technique Alexander est un puissant outil contre l’affaissement! »

 

Jacqueline
Gosselin,
Codirectrice
artistique de
DynamO Théâtre
et professeur
de jeu
clownesque

 

« Ce fut bref, mais comme cela fut bon… et je sais qu’il n’en tient qu’à moi de m’y remettre… et cette idée me plaît.

C’est au printemps et à l’été de l’année 2007 que j’ai entrepris une trop brève incursion dans la pratique de la technique Alexander.

Guidée par Johanne Benoit, cette pratique soulage, allège, calme et surtout dynamise tout le corps et l’esprit.

Je me souviens d’avoir été étonnée de me sentir aussi revigorée après m’être accordé quelques minutes de répit allongée au sol à la suite d’une longue journée de travail qui n’en finissait plus et d’avoir pu ainsi poursuivre mes activités d’une manière tout à fait fonctionnelle, efficace et concentrée. Ce qui me plaît et me touche dans cette approche c’est qu’elle part du corps et atteint l’esprit.

Pour une femme de mon âge, dans la jeune cinquantaine, ce fut comme de me mettre à jour dans ce corps qui s’est tellement transformé tout au cours de ces années. C’est une conscience à acquérir à long terme et il ne semble pas y avoir de limite. Cette idée me plaît puisqu’elle est infinie ».

 

Isabelle
Crépeau,
Conteuse

 

« S’initier à la technique Alexander a, pour moi, été l’occasion d’une belle réconciliation avec le corps. Non seulement comme outil de travail mais d’abord et surtout comme lieu de présence et de vie. Cela m’a permis de m’engager volontairement et activement sur la voie d’un mieux-être.

Une diminution marquée des tensions, et même de certaines douleurs (j’ai beaucoup plus de contrôle sur mes migraines) ainsi qu’une perception affinée du mouvement et du corps dans l’espace m’ont permis d’être à la fois plus disponible et plus ouverte, tant dans les activités du corps que dans celles de l’esprit. Par le fait même, je me sens plus intensément vivante!

Et ça, c’est bon… ».

 

Jeanne
Ostiguy,
Comédienne

 

« La Technique Alexander m’a fait expérimenter la liberté de faire une pause et de choisir. Suite à une demande, dans la vie comme au théâtre, je me donne la possibilité de désobéir, d’obéir ou de proposer autre chose ».

 

Katia
Quijano
,
Comédienne,
danseuse et massothérapeute

 

« La technique Alexander permet à l’acteur de prendre conscience de son corps comme élément du langage dramatique : Il peut jouer avec tout son corps au lieu de ne jouer qu’avec sa tête ou son cœur. Quelqu’un de fluide dans son corps sur scène ça se voit par son alignement postural, ça se ressent par l’énergie qui rejoint mieux le spectateur, ça s’entend par la voix plus claire. Il devient conscient de sa gestuelle et s’en sert mieux pour chacun de ses personnages. Il respire mieux et se fatigue moins. Il laisse venir les sensations en lui, les émotions naître dans son corps devenu plus disponible et il les exprime naturellement, au lieu de forcer.

Personnellement, au cours de la formation continue de l’Union des artistes, j’ai reconnu les habitudes causant des tensions inutiles dans mes bras et mes coudes. Simplement en appliquant les procédures et en expérimentant une autre façon d’utiliser mes épaules je suis devenue davantage consciente des possibilités de mouvement de mes épaules et cela me donne maintenant plus d’aisance et de liberté dans les mouvements ».